La Russie Contre-Attaque : 230 Milliards d'actifs européens saisis ?24 déc. 2025 - Destins & DéclinsOn va le dire clairement, la situation est en train de déraper. Ce qui se joue en ce moment entre Bruxelles et Moscou dépasse largement le cadre militaire. Les gouvernements des pays de l’Union européenne (UE) ont convenu le vendredi 12 décembre 2025 de “geler indéfiniment les avoirs russes, d’un montant de 210 milliards d’euros, immobilisés dans l’UE depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine”, rapporte la BBC. (
https://www.bbc.com/news/articles/c98nnd01g91o ). Une procédure qui pourrait permettre aux 27 de puiser dans cette manne de 210 milliards d’euros pour financer les efforts de guerre de l’Ukraine, au grand dam de Moscou. La Russie veut récupérer son argent et cette simple volonté change tout. Il faut comprendre cette vérité brutale. Pour l'Union européenne, rien ne redeviendra jamais comme avant.
Pourquoi ? Parce que Bruxelles a posé un axiome de base.
Ce conflit ne doit pas et ne peut pas se terminer par une victoire russe. Point final ! Dans cette logique de survie, le plan américain ressemble à une concession faite à Moscou, ce que l'Europe ne peut accepter. Car si la Russie l'emporte, c'est toute l'architecture de sécurité et d'économie de l'Europe qui s'effondre. Ce serait une humiliation historique. Une question terrible planerait alors au-dessus de chaque capitale européenne. Est-ce qu'on a détruit nos propres industries, dépensé près de 200 milliards de dollars, sacrifié notre énergie bon marché pour perdre quand même ? Une telle issue suffirait à secouer l'Union jusqu'à ces fondations ! L'économie serait en lambeaux. C'est pour cela qu'il faut comprendre le fond du sujet d'aujourd'hui. La confiscation des avoirs russes gelés. Ce n'est pas une posture morale, ce n'est pas symbolique, c'est un réflexe de survie désespéré.
Le Hongrois Victor Orban est l'un des rares à dire tout haut à quel point la position européenne est précaire. Son raisonnement est le suivant : si la défaite est déjà dans les tuyaux, c'est-à-dire quasi inévitable sur le terrain, alors prolonger la guerre en jouant avec de l'argent volé ne fera qu'aggraver le désastre final. Dans sa bouche, l'idée de prendre l'argent de l'un des belligérants pour le donner à l'autre est une folie pure. Il le dit en substance :
« Nous ne sommes pas en guerre, c'est la Russie et l'Ukraine qui se battent ».
Si l'Union européenne commence à saisir l'argent d'une partie pour le transférer à l'autre, elle devient de facto belligérante. Elle entre dans la guerre. Selon lui, le premier ministre belge a raison d'être terrifié. Il ne faut surtout pas franchir cette ligne rouge. Mais concrètement, qu'est-ce qui peut mal tourner ? Tout d'abord, le système financier européen deviendrait suspect pour le reste du monde. La confiance, une fois brisée, ne revient jamais à 100 %.
Pensez-vous que la Chine, l'Arabie Saoudite ou l'Inde auront envie de placer leur argent en Europe demain ? Personne ne veut voir ses fonds bloqués dans Euroclear ou dans une institution exposée au risque politique. La conséquence immédiate, c'est la chute de la demande pour les obligations européennes.
Moins d'activités, moins de flux. Même acheter des parts dans une entreprise allemande ou française deviendrait risqué pour un investisseur étranger. Car si demain un actif peut être saisi arbitrairement, alors tout peut arriver. Et pour la Russie, le mal est déjà fait. La Banque centrale russe a envoyé un avertissement glaçant à Bruxelles. La riposte ne passerait pas uniquement par Euroclear. Moscou utilisera ses propres tribunaux pour récupérer son argent. Le montant de la menace ? 230 milliards de dollars ! C'est le montant des actifs occidentaux que la Russie pourrait saisir en représailles. La cible les banques européennes encore présentes ou exposées en Russie. Résultat, l'Europe est piégée et la Belgique panique car c'est sur son sol que dort l'essentiel du trésor de guerre russe.
À partir de là, l'Europe entre dans une zone de turbulence juridique inédite. La volonté russe de récupérer son argent est totale. Et pendant que Bruxelles cherche des astuces juridiques pour utiliser les fonds gelés, la riposte de Moscou se précise et se militarise. La banque centrale russe a prévenu. Les cibles ne seront pas seulement des chambres de compensation, ce sont les banques commerciales européennes qui vont payer. Si cette logique s'installe, des actifs européens présents en Russie seront saisis en commençant par le secteur financier. La Belgique est en état d'alerte permanent. La question n'est plus ; est-ce que la Russie va réagir ? Mais jusqu'où ira-t-elle ? Est-ce que Moscou va tout récupérer immédiatement ? Non, mais le signal est lancé. Les maillons faibles sont identifiés. Le script cite deux noms précis.
Raiffeisen Bank International (RBI) d’Autriche et
Unicredit d’Italie. Ce sont les grandes banques de l'UE encore exposées et la mécanique judiciaire est déjà en marche.
Un tribunal russe a à ce stade ordonné à
Raiffeisen Bank International (RBI) de payer une compensation de l'ordre de 400 millions d'euros au titre des pertes liées aux sanctions de l'UE. Le précédent juridique est posé. La porte est ouverte. Derrière, il y a une autre couche de risque. De nombreuses banques européennes ont accordé des prêts à des entités russes par le passé. Ces créances existent encore. Elles peuvent elles aussi être annulées ou saisies.
Il existe une hypothèse qui circule. La Russie pourrait-elle s'en prendre aux actifs européens en Chine via des tribunaux chinois ? L'analyse ici est claire. C'est peu probable. Ce scénario mettrait Pékin dans une position impossible et fragiliserait le système financier chinois lui-même. Mais la Russie n'a pas besoin de la Chine pour faire mal à l'Europe. Elle a assez d'otages financiers sur son propre sol. Le vrai choc systémique ne vient pas des tribunaux, il vient du vide. Si les banques européennes sont forcées de quitter la Russie sous la pression des sanctions et des saisies, qui remplira le vide ? Les banques chinoises !
Le système financier russe et le système chinois sont en train de fusionner à vitesse « grand V ». Aujourd'hui, la Russie a un excédent commercial rare avec Pékin. Elle vend plus à la Chine qu'elle n'achète. Résultat, Moscou accumule des montagnes de Renminbis, Yuans. Avant la guerre, ce surplus se logeait en dollars ou en euros, c'est fini ! Désormais, les entreprises russes doivent investir ce stock en monnaie chinoise. La bascule est massive. Plus de 99 % des échanges bilatéraux Russie-Chine se font désormais en monnaie locale. Le dollar et l'euro ont été effacés de la carte commerciale entre ces deux géants.
Prenons un exemple concret cité dans le dossier, le commerce des métaux. Les ventes de cuivre russes vers la Chine ont progressé de 66 %. Les importations de nickel ont plus que doublé. Ces flux physiques demandent des flux financiers. Il faut l'assurer, le transporter, le garantir. Tout cela demande du crédit et les banques chinoises ont un avantage décisif. Elles disposent aussi de réserves en dollars et en euros. Elles peuvent donc gérer le financement global. La conclusion est terrible pour l'Europe. La Russie continue de commercer mais les circuits financiers ont changé de route. Au lieu d'acheter des obligations européennes avec ses profits, la Russie achètera des obligations chinoises. Au lieu de passer par la BNP ou la Deutsche Bank, elle passera par la banque de Chine. On est en train de modifier la plomberie mondiale et une fois que les nouveaux tuyaux seront posés, on ne reviendra plus jamais aux anciens. Pendant que la Russie réorganise son monde, l'Union européenne creuse encore son propre trou. La nécessité de maintenir l'Ukraine à flot est devenue une obsession qui pousse à l'irrationalité financière.
Lors d'un sommet récent, après 15 heures de discussions tendues, l'UE a mis sur la table 90 milliards d'euros pour l'Ukraine. Officiellement, c'est un prêt. Officieusement, c'est ce qu'on appelle un « payday loan » (*), un prêt sur salaire toxique.
(*) Un « payday loan » est un type de prêt à court terme, à taux d'intérêt élevé et non garanti, destiné à couvrir des besoins financiers immédiats et généralement remboursable à la prochaine paie de l'emprunteur. Tout le monde sait que l'Ukraine n'a aucune capacité de rembourser cette somme. Ce montage arrive avec une fracture politique évidente. Sur les 27 pays de l'Union, seuls 24 participeront au prêt. L'unité européenne est une façade qui se fissure, mais le piège est dans les détails du contrat. Le texte affirme que la Russie serait tenue responsable de ce prêt.
Le mécanisme est le suivant : l'UE verse l'argent de 2026 à 2027 et l'Ukraine ne remboursera que lorsque la Russie payera des réparations. Vous voyez l'arnaque ? L'UE ne finance pas seulement l'Ukraine, elle inscrit dans le marbre une issue imposée au conflit. Il y aura des réparations !
Si la Russie refuse de payer, ce qui est certain, alors les avoirs gelés serviront de garantie.
En signant ce prêt, l'Europe s'oblige elle-même à saisir les avoirs russes plus tard pour se rembourser. Elle se met la tête dans un étau. Le contribuable européen porte le risque immédiat et la seule sortie prévue est le vol des actifs russes, ce qui déclenchera la riposte à 230 milliards vue ci-dessus. Ce choc financier ne restera pas virtuel. Il va frapper l'économie réelle, celle des usines et des emplois. Les 90 milliards envoyés à l'Ukraine sortent de l'économie européenne au pire moment.
Regardez les rendements obligataires en Europe. Italie, France, Allemagne. Ils sont proches de records. Le coût de l'argent explose. Comment l'industrie européenne peut-elle rivaliser avec la Chine ou les USA dans ces conditions ?
Les États-Unis ont le privilège du dollar. L'Europe n'a rien. Plus le coût du financement grimpe, plus les entreprises européennes automobiles, semi-conducteurs sont écrasés. Le diagnostic économique est sombre. L'UE dépend massivement des importations. Le déficit commercial de l'UE avec la Chine explose. Il est passé de 150 milliards avant la pandémie à près de 300 milliards l'an dernier.
En 2025, ce sera pire. Cela signifie une chose simple. Des milliards d'épargnes européennes partent chaque année vers la Chine. L'Europe finance avec son propre argent la recherche et développement chinois. C'est pour cela qu'il n'y a pas d'IA
« made in Europe ». C'est pour cela qu'il n'y a pas de géant technologique européen. Nous avons donné notre capital à nos concurrents. Dans cette logique, la conclusion est mécanique.
Pour survivre, l'Europe aura besoin tôt ou tard du retour des matières premières et de l'énergie russe bon marché. Même Emmanuel Macron commencerait à voir la lumière et à souhaiter une reprise de contact avec Poutine. Mais le problème des avoir gelés bloque tout. Tant que l'Europe menace de voler les 300 milliards, Moscou n'écoutera rien et ces 300 milliards ne tiendront pas éternellement. Selon l'analyse, ils ne tiendront probablement même pas 2 ans avant d'être brûlés. Cette folie de la confiscation inquiète même à Washington.
Le sénateur américain Rand Paul porte un argument puissant. Confisquer des actifs souverains russes pour les donner à l'Ukraine détruit toute chance de paix. Cela ancre à Moscou l'idée qu'aucune négociation n'est possible. Il pointe aussi l'hypocrisie suprême. Les occidentaux parlent d'un ordre international fondé sur des règles. Mais saisir l'argent d'un pays avec lequel on n'est pas officiellement en guerre est juridiquement illégal. En faisant cela, Washington et Bruxelles montrent au monde entier, sud global, Brics, qu'ils contournent le droit international dès que ça les arrange. Le Kremlin s'en sert déjà comme d'une vitrine politique.
Regardez, ils sont des voleurs, pas des gendarmes ! Ran Paul a raison. Jouer avec ses avoirs va se retourner contre l'Occident. À mesure que la confiance s'érode, l'argent quitte l'Ouest. C'est l'effet boomerang, une demande plus faible pour les actifs occidentaux sur une période très longue. Et voici le risque ultime pour l'Europe. Il est très probable que les États-Unis finissent par se désolidariser de cette stratégie. Ils pourraient reculer, sentant le danger pour le dollar et laisser l'Europe s'enfermer seule dans ce piège avec sa dette de plusieurs milliards et sa guerre économique avec la Russie. Au bout du compte, tout revient à cette dynamique irréversible. Manipuler les avoirs gelés, c'est prendre le risque d'un retour de flammes durable. Plus le temps passe, plus le capital fuit l'Europe. Et quand la confiance s'évapore, elle ne revient pas en quelques mois. Il faut des décennies.
Le choc va frapper là où ça fait mal, sur la valeur de nos actifs, de nos entreprises, de notre monnaie. Avec ce prêt de 90 milliards garanti par l'argent russe, l'Union européenne a brûlé ses vaisseaux. Elle n'a plus de marche arrière possible. Il ne reste plus que deux questions brutales pour l'avenir immédiat. Est-ce que la Russie va mettre sa menace à exécution et saisir les 230 milliards d'actifs bancaires européens ? Et quand l'économie européenne craquera sous le poids des taux et du déficit, qui viendra la sauver ? L'histoire retiendra peut-être que c'est en voulant punir la Russie avec son propre argent que l'Europe a fini par ruiner son propre avenir.
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