Pourquoi Bernanke réussirait-il cette fois-ci là où il a déjà échoué une fois (en 2007) et Greenspan aussi (en 2000)?La Federal Reserve US a déjà tenté à deux reprises en 2000 (sous la présidence de Greenspan) et en 2007 (sous la présidence de Bernanke) de créer une bulle des actions au moyen d’une politique monétaire ultra laxiste et elle a lamentablement échoué puisque cela s’est traduit par deux krachs boursiers qui ont ruiné quantité de gens et d’institutions. Nous en sommes à la troisième tentative, dont le calcul des probabilités démontre qu’il y a de fortes chances qu’elle se termine par une crise bien plus forte que les deux premières, les déséquilibres budgétaires, l’endettement public et privé et la création de fausse monnaie par ladite banque centrale étant bien plus importants qu’en 2000 et en 2007. Tant il est vrai que les politiques monétaires ultra laxistes ne sont capables que de créer des bulles temporaires d’actifs financiers qui ont TOUJOURS fini par des éclatements bien pires que les illusions qu’elles avaient pu créer initialement.
Tout indique que la taille du prochain krach sera inégalée et que les banques centrales, qui sont pour la plupart d’entre elles déjà insolvables puisque leurs bilans hypertrophiés ne sont plus composés que d’actifs pourris (leur or ayant été pour l’essentiel vendu ou loué en sous-main), feront alors purement et simplement faillite avec le double effondrement des fausses monnaies de papier qu’elles impriment sans plus aucune retenue et des obligations d’Etat hyper-endettés qu’elles achètent à guichet ouvert. Voilà la fin inéluctable de la folie collective en cours dont les dirigeants des banques centrales US, anglaise, japonaise, suisse et quelques autres auront à répondre devant les populations qui, cette fois-ci, n’accepteront plus sans broncher la destruction de leurs patrimoines collectifs et individuels.
Le seul problème c’est d’essayer d’anticiper le moment du grand retournement. Nous savons que cela n’est pas hélas possible parce que le faisceau de facteurs déclenchants ne peut pas être connu avec précision.
En attendant, les banquiers centraux tenteront de tout détruire (en particulier les métaux précieux) sur l’autel de l’irrationalité de la planification centrale monétaire qu’ils ont installée pour canaliser les capitaux dans les seuls actifs papiers… Ce qui promet quelques épisodes prochains désastreux (pour ceux qui se plongent actuellement dans les marchés boursiers irrationnels parce que manipulés) ou savoureux (pour ceux qui, comme nous, restent prudemment en dehors ayant compris, en toute modestie, qu’il n’y a aucune issue heureuse à l’EFFONDREMENT KEYNÉSIEN qui attend la plupart des Etats occidentaux et le Japon), tout simplement parce que la création monétaire ne peut pas rester continuellement à des niveaux tellement plus hauts que la croissance économique réelle.
En attendant, la hausse du Dow Jones Industrial ne se fait que parce que cinq valeurs surtout montent suite au rachat régulier de leurs propres actions par les entreprises concernées et que les traders à haute fréquence réalisent l’essentiel des transactions la plupart du temps dans le sens de la hausse, mais la fermeté du dollar US (du fait de la double chute du yen et de l’euro) diminue les profits des sociétés US comme le montre la hausse du déficit commercial US et l’économie US demeure anémiée (même si le chômage qui reste en réalité considérable diminue un peu dans les statistiques officielles) pendant que les taux d’intérêt à moyen et long terme US se tendent (un mauvais signe à terme). Rien dans tout cela de bien excitant pour les actifs US, sauf la continuation du QE à hauteur de 85 milliards de dollars US par mois qui se déversent dans les obligations et actions parce que les grandes banques privées ont cessé de prêter à l’économie réelle, ainsi que le montrent la double baisse de la vitesse de la circulation de la monnaie et du multiplicateur de crédit. Autrement dit, l’économie financière est en bulle inflationniste alors que l’économie réelle est en quasi déflation (tuée par les augmentations d’impôts requises pour payer les dettes publiques) tant aux USA qu’en zone euro et au Japon. Un cocktail qui n’a jamais permis dans l’histoire de recréer durablement de la croissance effective et de l’emploi, surtout dans des économies ouvertes sujettes à une mondialisation destructrice parce que faussée par les dévaluations compétitives généralisées (la “guerre des monnaies”).
Les marchés des métaux précieux, manipulés à la baisse par les banques centrales et les bullion banks, ont été désertés par les investisseurs mais se sont plus ou moins stabilisés sur leurs supports sans toutefois parvenir à reprendre le chemin de la hausse, d’autant que la fermeté du dollar US et la chute des actions des sociétés minières, mais aussi la baisse des prix des matières premières en général (du fait de la faible croissance mondiale), créent un environnement actuellement négatif pour eux. Garder des positions longues de base plutôt limitées sur l’or et l’argent et faire preuve de patience mais s’arbitrer en vendant les actions des sociétés minières (via l’achat du DUST par exemple). Rester le plus possible en cash en dollars US puisqu’il n’y a hélas pas, à court terme, d’alternative monétaire au billet vert qui ne monte pas pour ses qualités intrinsèques mais que par défaut parce que les autres monnaies fiduciaires de papier sont encore plus pourries que lui. Jusqu’à ce que sa hausse ne convienne plus aux autorités US qui, ayant besoin d’une monnaie structurellement faible pour favoriser leurs exportations, alors tenteront de le renvoyer au tapis et ce sera le moment de faire le plein sur l’or…
Source (09-03-2013)
Cette manipulation à la baisse du prix des métaux précieux par les banques centrales pourrait déboucher sur des achats paniques de la part des investisseurs souhaitant profiter des prix bas, exactement le contraire de ce que JP Morgan a toujours voulu éviter à tout prix !
Silver Shortage Intensifying, Will Result in a Buying Panic -
March 7, 2013 By The DocWhen it comes to real physical “hold in your hand” metal, there is NO ONE selling. If no one is selling then how is it that the price could go down? …COMEX and LBMA! The paper markets, that’s how. Paper contracts that are “sold” with no Silver, no Gold backing them AND no intention of ever delivering have hit the markets to knock prices down.
This “strategy” however, has spawned the unintended consequences of increasing demand for the real thing.
The recent US Mint shutdowns and premium spike in 90% silver is the looming “shadow” of shortage and as long as the “price” in the paper markets have JP Morgan’s boot on its throat, the shortage situation will continue, get more acute and ultimately blow up in a buying panic… exactly what JPM has been trying to avoid at all costs!
(...) The price of Silver has dropped close to 20% over the last 3 months or so yet shortages are starting to appear!
How is this possible? The price must surely be down because of selling right? More sellers than buyers in a “supply and demand” world causes the price to go down. This is not what has or is happening. Speaking from the standpoint of what I known from inner workings of Miles Franklin, they have for the last 2 years sold 200 ounces of Gold and Silver for every 1 ounce that they’ve bought back. This is an obvious 1 way street where the “buy to sell” ratio of the public is 200 to 1.
(...)
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