L'argument du ministre au sujet de la rétroactivité :
Citer:
M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué. (...) S’agissant de la rétroactivité, les concepts juridiques ont une signification, un sens et un contenu et doivent nous appeler à être précis. Qu’appelle-t-on une mesure rétroactive ? En droit, une mesure est rétroactive lorsqu’elle s’applique aux opérations engagées, déjà réalisées. Si nous décidions aujourd’hui d’appliquer, pour des opérations déjà réalisées, c’est-à-dire des ventes de contrats d’assurance-vie déjà engagées, un taux nouveau voté par le Parlement, ce serait, au sens juridique rigoureux du terme, une opération rétroactive.
Ce n’est pas ce que nous faisons.
Plusieurs députés du groupe UMP. Si !
M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué. Absolument pas ! Le nouveau taux s’appliquera au rachat de contrats d’assurance-vie et de produits d’épargne intervenus après que le taux aura (été) voté.
Peut-être que l'opposition saisira le Conseil Constitutionnel ? Enfin, s'ils arrivent à se mettre d'accord...
On trouve par ailleurs une belle formule dans l'exposé des motifs de l'article 8 :
Citer:
Afin d’éviter tout risque de déstabilisation des encours de l’épargne financière par le jeu de comportements d’anticipation, la mesure s’appliquera aux faits générateurs intervenant à compter du 26 septembre 2013, date de présentation publique de la mesure et de l’avant-projet de loi de financement de la sécurité sociale lors de la commission des comptes de la sécurité sociale.
Les moutons n'ont pas le droit d'anticiper la tonte !
