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Tradosaure
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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 13:52 
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Barrick Gold T3: Licenciements, gel du projet chilien, baisse du bénéfice

Montréal (awp/afp) - Le premier producteur d'or mondial a annoncé jeudi une baisse de son bénéfice au 3e trimestre, une réorganisation de ses activités, la suspension du projet minier au Chili et la suppression de 1850 emplois dans le monde.

à retrouver sur romandie news


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 14:05 
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Le Comité monétaire de la Réserve fédérale a décidé mercredi de poursuivre sa politique de soutien exceptionnel à la reprise économique américaine.
Le Point.fr - Publié le 30/10/2013 - Par Jérôme Béglé

Le Comité monétaire de la Réserve fédérale (Fed) des États-Unis a décidé mercredi de maintenir son soutien exceptionnel à la reprise économique américaine, mise à mal par le blocage budgétaire au Congrès. Selon le communiqué du Comité de politique monétaire (FOMC), la Fed va poursuivre ses achats mensuels de bons du Trésor (45 milliards de dollars) et de titres adossés à des créances immobilières (40 milliards). La Fed maintient également son taux directeur entre 0 et 0,25 %, comme elle le fait depuis fin 2008.

La Banque centrale souligne que "la politique budgétaire restreint la croissance économique" mais, contrairement à son communiqué précédent, elle ne fait plus mention de la hausse des taux immobiliers qui pouvait compromettre la reprise. La Fed souligne toutefois que la reprise dans le secteur immobilier "a ralenti quelque peu au cours des mois récents". La Fed note aussi que, "dans l'ensemble", l'activité économique a continué de "progresser à un rythme modéré". Comme à l'issue de sa réunion de septembre, elle dit "attendre davantage de preuve de progrès" avant d'ajuster le rythme de ses achats d'actifs.

Un seul membre du Comité de politique monétaire, Esther George, de l'antenne régionale de la Réserve fédérale de Kansas City, a voté contre cette décision, inquiète des conséquences sur l'inflation que pourrait avoir la politique ultra accommodante de la Fed.

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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 14:48 
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Salaire médian net tel que la moitié des salariés de la population considérée gagne moins et l’autre moitié gagne plus.

Il se différencie du salaire moyen net qui est la moyenne de l’ensemble des salaires de la population considérée.

En 2011,le salaire médian est à 1 712 euros net par mois

En 2011,le salaire moyen est de 2 130 euros net par mois (pour une personne travaillant à temps plein dans le privé ou le public).

http://www.planet.fr/emploi-retraite-re ... .1401.html
http://www.quiperdgagne.fr/


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salaire.jpg
salaire.jpg [ 215.43 Kio | Consulté 1884 fois ]
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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 17:11 
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Budget 2014 : les Français n'y croient pas
Par Carl Meeus - Publié le 31/10/2013

SONDAGE- Les résultats du sondage Opinion Way pour Le Figaro Magazine sont clairs :
Les Français veulent une baisse des dépenses publiques, mais ne croient pas dans les promesses du gouvernement pour y parvenir.
89% des Français veulent baisser prioritairement le train de vie et le nombre des élus.

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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 17:26 
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Nous sommes aujourd’hui dans la configuration la plus dangereuse pour les investisseurs en actions et en immobilier : la liquidité augmente rapidement et la croissance reste décevante ou ralentit.
31 octobre 2013

La liquidité (base monétaire) augmente aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, en Chine, est stable dans les pays émergents autres que la Chine, et pour l’instant dans la zone euro, et croît rapidement au niveau mondial. Ceci pousse à la hausse, par un effet normal de réallocation de portefeuille, les cours boursiers (aux Etats-Unis, en Europe, au Japon, mondialement mais pas dans les pays émergents ou en Chine) ; les prix de l’immobilier (aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, en Chine, dans les pays émergents et mondialement) ; les prix des obligations aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, mondialement.

Dans le même temps, la croissance reste modeste aux Etats-Unis, dans la zone euro ; elle est plus forte au Japon et au Royaume-Uni, sans être très forte, elle n’accélère qu’un peu en Chine et ralentit plutôt dans les autres pays émergents. La croissance mondiale accélère en 2013 mais reste très inférieure à la normale. La divergence entre liquidité et croissance résulte probablement de l’inefficacité croissante de la politique monétaire. La modestie de la croissance mondiale devrait freiner la hausse des cours boursiers et des prix de l’immobilier avec les perspectives décevantes de croissance.

La situation est donc la plus dangereuse pour les investisseurs en actions et en immobilier (dans les régions où les prix remontent) : la liquidité pousse logiquement à la hausse les prix qui deviennent de plus en plus incompatibles avec les perspectives de croissance. Ceci n’est pas le cas pour les obligations.

RECHERCHE ECONOMIQUE
Rédacteur : Patrick ARTUS

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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 18:18 
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Argenor a écrit:


22% veulent baisser les dépenses culturelles.
22% qui veulent distinguer l'art de la farce onéreuse et se moquent de passer pour des arriérés aux yeux des gogos, hé, tout n'est pas perdu !
Dommage que la réponse la plus démagogique remporte trois fois plus de succès que n'importe quelle autre...


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 18:21 
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Sommes-nous Rome à la veille de sa chute ?

En accroissant démesurément le pouvoir de l’État au détriment de la responsabilité individuelle, nous faisons la même erreur que Rome il y a des siècles.

Par Damien Theillier.

Are we Rome? Tel est le titre d’une étude fort intéressante de Lawrence Reed, président de la Foundation For Economic Education (USA). C’est aussi le titre qu’ont choisi les organisateurs de la FreedomFest à Las Vegas, cette année.

Pourquoi Rome a-t-elle décliné puis finalement chuté ? Reed explique que l’Empire romain fut un régime militaire parasite, qui ne pouvait survivre que par un afflux permanent de richesses pillées à l’extérieur, des prisonniers réduits en esclavage et des terres volées.

En effet, l’enrichissement de l’aristocratie romaine ne provenait que du butin des invasions et non d’une quelconque création de valeur. Avec la fin des conquêtes et les rendements décroissants des pillages, l’administration dut cependant recourir de plus en plus au pillage interne pour satisfaire son besoin de richesses, ce qui entraîna un appauvrissement général de la population de l’Empire

Au premier siècle avant Jésus-Christ, Rome est passée d’une république dotée d’un régime relativement libéral à la dictature de Jules César, avec un tiers des habitants au chômage. C’est l’époque où le parallèle avec notre époque est vraiment frappant.

Car aux premiers temps de sa grandeur, chaque Romain se considérait lui-même comme la principale source de ses revenus. Ce qu’il pouvait acquérir volontairement sur ​​le marché était la source de son gagne-pain. Le déclin de Rome a commencé quand un grand nombre de citoyens ont découvert une autre source de revenus : le processus politique ou l’État. Les Romains ont alors abandonné la liberté et la responsabilité personnelle contre des promesses de privilèges et de richesses distribuées directement par le gouvernement. Le pouvoir fournissait du pain et des jeux à ses citoyens, mais aussi du porc et de l’huile d’olive.

Les citoyens adoptèrent l’idée qu’il était plus avantageux d’obtenir un revenu par des moyens politiques que par le travail. Cela a conduit l’économiste Howard E. Kershner à énoncer la loi qui porte son nom : « Quand un peuple autonome confère à son gouvernement le pouvoir de prendre aux uns pour donner aux autres, le processus de redistribution ne cesse qu’à partir du moment où le dernier contribuable est dépouillé de tous ses biens ».

Vers 140, l’historien romain Fronto écrivait : « La société romaine est préoccupée principalement par deux choses, ses ressources alimentaires et ses spectacles ». Comme les revenus du commerce ne suffisaient pas à financer l’administration et les garnisons, les impôts augmentaient constamment. Les empereurs dévaluaient leur monnaie en mettant moins d’argent ou d’or dans leurs pièces. Cela provoquait l’inflation. La pression fiscale devenait alors insupportable !

Sous le règne de l’empereur Antonin le Pieux (de 138 à 161), la bureaucratie romaine atteignit des proportions gigantesques, écrit Reed. Selon l’historien Albert Trever, « l’implacable système fiscal, chargé d’organiser la spoliation et le travail forcé, finit par être administré par une armée de soldats bureaucrates ». Partout, les bureaucrates à la solde des empereurs s’employaient à écraser les fraudeurs fiscaux.

Finalement, sommes-nous une Rome contemporaine à la veille de sa chute ? Peut-on dire que l’histoire se répète ?

Considérons les sommes monumentales dépensées pour le sauvetage des banques, les augmentations vertigineuses de la dette publique, la concentration du pouvoir entre les mains du gouvernement central et les incessantes revendications de la part des groupes d’intérêt. Si ces éléments nous sont familiers au XXIe siècle, ils l’étaient tout autant des Romains de l’Antiquité.

En accroissant démesurément le pouvoir du gouvernement au détriment de la responsabilité individuelle, nous avons fait la même erreur que Rome il y a des siècles. Ceux qui ignorent l’histoire sont condamnés à la répéter. La plupart des gens qui chérissent la liberté s’opposent à l’État-providence pour des raisons morales, philosophiques et économiques. Nous ferions bien d’ajouter une autre raison, conclut Reed : les leçons de l’histoire ! http://www.contrepoints.org/2013/10/31/ ... e-sa-chute


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 19:53 
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Les dessous de l’écotaxe : quand Benetton et Goldman Sachs collectent l’impôt français
par Agnès Rousseaux

En reportant l’entrée en vigueur de l’écotaxe pour les poids lourds, le gouvernement Ayrault vient une nouvelle fois de capituler face à des intérêts privés. Mais derrière cette taxe écologique se cache une autre question, qui n’a jamais été soumise au débat public : c’est la première fois que la collecte de l’impôt est confiée à des entreprises privées. Un consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR empochera 20% des recettes de la taxe pour assurer son recouvrement. Du jamais vu ! Enquête.

Après six ans de reports et d’atermoiements, l’écotaxe poids lourds est devenue un sujet explosif. Et le gouvernement n’en finit plus de s’empêtrer dans des reculades qui le décrédibilisent. Les critiques se focalisent sur le coût de la taxe pour les transporteurs et les agriculteurs. Pourtant, l’essentiel est ailleurs : pour la première fois, la collecte d’un impôt est confiée à des entreprises privées. L’État a fait le choix de déléguer le recouvrement de l’écotaxe à un prestataire, par le biais d’un contrat de partenariat public-privé. Le produit de la perception de la taxe, estimée à 1 200 millions d’euros par an, sera reversé à l’administration des douanes. Une première en matière de fiscalité ! Un système choisi sous Sarkozy et mis en œuvre par un gouvernement socialiste et écologiste... L’écotaxe « s’appuie sur un mode de recouvrement entièrement nouveau et automatisé. A bien des égards, c’est une taxe du XXIe siècle ! », s’enthousiasme la sénatrice UMP Marie-Hélène Des Esgaulx, dans un rapport remis à la Commission des finances en février dernier.

« Un retour à la Ferme Générale de l’Ancien Régime ! », dénonçait la CGT, lorsque le gouvernement Fillon a validé cette option, peu après le Grenelle de l’environnement. Cette externalisation entraine un surcoût pour le contribuable. « L’écotaxe est incontestablement coûteuse », admet Marie-Hélène Des Esgaulx. Sur un total de 1,2 milliard d’euros collectés, environ 280 millions d’euros sont consacrés à la rémunération du prestataire privé qui assure le recouvrement. Soit 23 % [1] ! C’est la taxe la plus coûteuse jamais mise en place ! « A titre de comparaison, ce pourcentage ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu », poursuit le rapport. « Le recouvrement d’un impôt coûte souvent moins de 1% du montant de celui-ci, confirme Philippe Bock, secrétaire général du syndicat Solidaires Douanes. « Pour les services des douanes, la masse salariale coûte un milliard d’euros, pour des rentrées fiscales de 67 milliards d’euros. Le coût de recouvrement de l’écotaxe est complètement prohibitif ! » Cette taxe poids lourds, « c’est service public minimum et profits maximum », résume le syndicat.

Benetton, Goldman Sachs, Thales et SFR, collecteurs d’impôt

« Le coût global du contrat de partenariat, bien qu’élevé, ne semble pas surestimé », conclut Marie-Hélène Des Esgaulx devant la commission des Finances. Il est de toute façon bien tard pour s’en apercevoir. Le contrat de partenariat a été signé en octobre 2011, pour une durée de 13 ans et 3 mois. L’État se trouve lié jusqu’en 2025, sans qu’aucune étude n’ait été menée sur l’opportunité de confier cette mission au secteur privé. « Les Douanes n’étaient pas capables de faire un tel montage technique », tranche le député UMP Hervé Mariton. Au terme du contrat, l’ensemble du dispositif doit être remis à l’État.

Qui va toucher ces 280 millions par an (desquels sont déduits 50 millions de TVA) pour mettre en œuvre le dispositif de recouvrement ? Un consortium d’entreprises baptisé Ecomouv’, mené par le groupe italien Autostrade. Celui-ci est une filiale d’Atlantia, la société qui gère la plupart des autoroutes italiennes. Elle est détenue (à 48 %) par le fonds d’investissement Sintonia, propriété de la famille Benetton [2]. La banque états-unienne Goldman Sachs est entrée au capital de ce fonds en 2008. Autostrade, qui détient 70 % d’Ecomouv’, s’est allié avec les groupes français Thales, SNCF, SFR et Steria, une entreprise qui vend des services informatiques aux entreprises. Visiblement, personne ne s’est demandé comment la SNCF appréhendera d’éventuels conflits d’intérêt, alors que les 3 300 camions de sa filiale Geodis, spécialisée dans le transport de marchandises, seront concernés par l’écotaxe. Rappelons également que l’objectif initial de l’écotaxe est de développer des transports plus écologiques, notamment le fret ferroviaire, sur lequel la SNCF a quelques intérêts financiers.

Les rentrées fiscales passeront-elles par les paradis fiscaux ?

Ecomouv’ prévoit des recettes de près de 2,8 milliards d’euros pour les 11,5 années d’exploitation du dispositif. Les véhicules de plus de 3,5 tonnes – environ 600 000 immatriculés en France et 200 000 étrangers – devront s’enregistrer auprès d’Ecomouv’, notamment via des sociétés de télépéages habilitées : Axxes, DKV, Eurotoll, Ressa, Telepass et Total. Les poids lourds devront se doter d’un boîtier, type GPS, qui permettra de retracer leur parcours sur les 15 000 km de tronçons routiers concernés par la taxe. Des portiques installés sur ces routes serviront uniquement à contrôler que les camions sont bien dotés de boîtiers. Les sociétés de télépéage collecteront une partie des taxes, versées sous forme d’abonnement [3]. En contrepartie, elles seront rémunérées par Ecomouv’ à hauteur de 60 millions d’euros par an. Les transporteurs pourront, s’ils le souhaitent, s’acquitter de la taxe directement auprès d’Ecomouv’.

« Nous osons tout de même espérer que le cahier des charges a formellement interdit à Ecomouv’ de disposer comme il l’entend des sommes avancées par les redevables, sous peine de voir celles-ci reversées aux actionnaires, ou bien servir à quelque spéculation ou encore transférées dans quelque paradis fiscal », s’interroge Solidaires. Que le collecteur d’impôts joue en bourse les sommes collectées serait en effet une nouveauté ! Le syndicat s’inquiète également des usages possibles des données recueillies sur les transporteurs et leurs pratiques.

« Pour le prestataire privé, c’est gagnant-gagnant, résume Philippe Bock, de Solidaires Douanes. Mais pour l’État, c’est un fiasco sur le plan fiscal et sur le plan environnemental. L’objectif écologique a été complètement perdu en route. L’écotaxe devait promouvoir les circuits courts, en taxant les transports, et comme les autoroutes sont exonérées, cela incite les camions à se reporter vers les grands axes routiers ! » Un travers pointé dans le rapport de la sénatrice Marie-Hélène Des Esgaulx : avec l’écotaxe, le ministère des Transports s’attend à une augmentation de 15 à 20 % du trafic poids lourds sur les autoroutes. Une recette supplémentaire estimée à 400 millions d’euros par an pour les sociétés gérant les autoroutes, principalement Vinci et la Sanef !

Ecotaxe : quels profits pour le privé, quelles recettes pour l’État ?

C’est ce type de partenariat public-privé qu’a choisi l’Allemagne pour son écotaxe poids lourds. Celle-ci permet de collecter près de 4,4 milliards d’euros par an, autoroutes comprises. Toll Collect, le consortium qui gère le dispositif, regroupe Deutsche Telekom, le constructeur automobile Daimler et Cofiroute, filiale du groupe français Vinci. Il est rémunéré à hauteur de 600 millions d’euros par an pour la mise en place des installations et le recouvrement de la taxe. L’affaire semble juteuse, puisque Toll Collect annonce un bénéfice net de 80 millions d’euros en 2012 [4]. Un peu moins évident pour l’État allemand, qui, depuis 2004, lui réclame 3,3 milliards d’euros de dommages-intérêts pour manque à gagner, du fait de nombreux retards subis par le projet, et 1,7 milliard de pénalités pour non-respect du contrat initial. Un contentieux qui dure depuis huit ans. A ce tarif, autant gérer soi-même la collecte.

En Slovaquie, c’est également un consortium privé, SkyToll, qui a signé un contrat d’exploitation pour 13 ans. Ce consortium, détenu à 10% par le concessionnaire d’autoroutes français Sanef, dirigé par Alain Minc, a gagné l’appel d’offres en 2007. Il avait pourtant fait l’offre la plus élevée… Douze recours [5] et deux enquêtes de la commission européenne plus tard, le dispositif mis en place est loin d’avoir fait ses preuves. La taxe a rapporté 141 millions d’euros en 2010. Sur lesquels Sky Toll ponctionne 110 millions d’euros ! Résultat : l’État slovaque a touché à peine le quart de la somme collectée [6]. « Les coûts de fonctionnement par rapport au rendement de la taxe seront nettement inférieurs en France à ce qu’ils sont en Slovaquie », explique le député UMP Hervé Mariton, auteur d’un rapport à l’Assemblée nationale sur le sujet en 2011. Voilà qui est rassurant. Difficile d’avoir beaucoup de recul : seuls six pays européens ont mis en place un système de taxe similaire [7].

Contentieux et présomption de corruption

Le service des douanes sera chargé de gérer les contentieux et les recouvrements forcés, mais aussi d’assurer le contrôle du dispositif. « Quel accès aurons-nous au système informatique ?, interroge Philippe Bock. Il sera impossible pour nous d’avoir une vue globale du système. » Les risques de défaillance sont grands. La France se prépare-t-elle à des désillusions ? Car la bataille entre sociétés privées pour le marché de l’écotaxe est rude. L’appel d’offre a déjà été marqué par plusieurs contentieux. En janvier 2011, la Sanef – qui a perdu l’appel d’offre – dépose un recours devant le tribunal administratif de Pontoise afin d’empêcher la signature du contrat. Motif : l’État a été conseillé durant la procédure par la société RAPP, qui a travaillé pour la société Autostrade sur la mise en place d’une taxe poids lourds en Autriche. L’indépendance de ce conseil est donc contestée. La procédure a été annulée par le juge administratif, mais validée par le Conseil d’État.

La Sanef a également saisi le service central de la prévention de la corruption du ministère de la Justice pour « faits relevant du délit de favoritisme, de trafic d’influence et d’incitation à la corruption ». Selon ses dirigeants, la société « a été approchée » et « on lui aurait fait comprendre que le résultat de l’appel d’offre serait fonction de ce qu’elle pourrait accepter de "faire" ou de qui elle pourrait "gratifier" ». L’affaire a été transmise au Parquet de Paris, puis de Nanterre. Qu’importe. Le contrat entre l’État et Ecomouv’ est signé en octobre 2011, sous le gouvernement Fillon. Commence alors un « délai contractuel » de 21 mois au terme duquel le dispositif devra être prêt et la collecte lancée. Jean-Marc Ayrault profitera-t-il du nouveau report annoncé le 28 octobre pour renégocier les modalités de collecte de l’écotaxe ? Pieds et poings liés au partenariat public-privé, le nouveau gouvernement dispose d’une faible marge de manœuvre.

Déjà un demi-milliard de perdu

Le lancement de la taxe, prévue en juillet 2013, est repoussé une première fois en octobre, puis en janvier 2014. Chaque report signifie une perte de recettes pour l’État. Un préjudice évalué à 90 millions d’euros par mois, selon L’Officiel des Transporteurs. Soit un manque à gagner de plus de 500 millions d’euros rien qu’en 2013. Le nouveau report sine die laisse présager une accumulation des pertes. Selon Ecomouv, entre 800 millions et un milliard d’euros d’investissements ont déjà été engagés. Un montant que devra rembourser le gouvernement en cas d’annulation du projet, estime le consortium. Celui-ci n’obtiendra sans doute pas les 800 millions d’euros prévus en cas d’annulation du contrat – puisque celui-ci est seulement suspendu – mais il pourrait demander des indemnités de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Des agents des douanes chargés de superviser les contrôles ont déjà été mutés au centre de Metz, où travailleront 130 agents au sein du service taxe poids lourds. Plusieurs centaines de personnes ont été recrutées par Ecomouv’ pour son centre d’appel et de traitement des factures, également basé à Metz. Autant de personnes qui risquent de se retrouver en chômage technique si la situation ne se débloque pas.

La Bretagne, quasi exemptée d’écotaxe

Reste que les opposants à l’écotaxe – Medef et FNSEA de Bretagne en tête – semblent avoir fait plier le gouvernement. Ce qui agace profondément les associations écologistes. Seule une partie du réseau routier est concernée par l’écotaxe [8]. Et la Bretagne en est grandement exemptée en raison de son caractère « péninsulaire », avec un taux de réduction de 50%, rappellent le Réseau action climat et la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) dans un communiqué. La contribution des transporteurs bretons est évaluée à 42 millions d’euros par an, alors que la région devrait recevoir annuellement 135 millions d’euros pour l’amélioration de ses infrastructures de transport [9], expliquent les associations. De cela, FNSEA et Medef locaux n’en ont cure.

Derrière les arbitrages sur l’écotaxe et la capitulation permanente du gouvernement, une interrogation plus grave subsiste : l’État français a-t-il encore les moyens et l’autorité nécessaires pour assurer la collecte des impôts, sans céder à des intérêts privés ? En matière de fiscalité devraient primer la cohérence et l’intérêt général, et non la sous-traitance au plus offrant d’une fonction régalienne déjà bien mise à mal.

Agnès Rousseaux http://www.bastamag.net/article3465.html


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 20:25 
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Ca se modernise chez les huissiers. On en avait déjà parlé ici il me semble, maintenant ça fonctionne.

Citer:
La saisie des comptes bancaires par voie électronique : une première en France

Chambre Nationale des Huissiers de Justice –Lundi 28 octobre 2013 – La première convention permettant aux huissiers de justice d’effectuer des saisies de comptes bancaires par voie électronique a été signée la semaine dernière par la Chambre nationale des huissiers de justice et l’ADEC, l’association en charge du développement des outils informatiques pour les huissiers de justice, avec le Crédit Agricole du Languedoc. Une autre convention sera signée le 31 octobre avec la Caisse d’épargne du Languedoc en présence de Jean-Daniel Lachkar, président de la CNHJ, et de Jean-François Bauvin, président de l’ADEC.

La Chambre nationale poursuit sa volonté de promouvoir auprès des professionnels la mise en œuvre de la signification par voie électronique, depuis la parution des décrets d’application de la loi du 22 décembre 2010 et la présentation, en novembre 2012, de la solution « SECURACT », développée par l’ADEC (Association Droit Électronique et Communication : http://www.adec-asso.com) qui permet aux huissiers de justice de procéder à la signification dématérialisée de leurs actes.

Depuis le début de l’année, en vertu d’une convention signée avec le Ministère de l’intérieur, les huissiers de justice ont déjà délivré plus de 5000 actes relatifs à la saisie de véhicules auprès du Système d’Immatriculation des Véhicules (géré par ce Ministère). C’est au tour désormais des établissements bancaires, dont plusieurs étudient actuellement avec la CNHJ les modalités de délivrance des actes relatifs à la saisie des comptes des particuliers et des professionnels. Cette solution assure le respect des droits des parties à la procédure (le créancier et le débiteur) et apporte une plus grande facilité de gestion pour les établissements bancaires.

Le processus SECURACT allie le respect des garanties des justiciables et l’efficacité de la procédure.
En effet, la loi et les décrets d’application ont encadré strictement le processus de la signification par voie électronique :
- le destinataire est autorisé à accéder à un coffre fort électronique dans lequel seront déposés les actes délivrés par les huissiers de justice (accès par login/mot de passe ou par clef certifiée) ;
- les huissiers de justice compétents ont accès à la liste des destinataires ayant accepté de recevoir les actes par voie électronique et peuvent donc leur adresser les actes par cette voie ;
- le destinataire est prévenu par mail ou SMS du dépôt de l’acte dans son coffre fort ;
- la date de la signification correspond à celle du dépôt dans le coffre fort.


Source: https://www.evernote.com/shard/s84/sh/e ... 921524fc82

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Méfiez-vous, on n'est jamais à l'abri de devenir riche.


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 2
MessagePublié: 31 Oct 2013 20:52 
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Vivement "l'internet des objets" qui permettra à l'huissier d'avoir la liste de tout ce qu'il y a chez vous, les objets interrogés depuis son étude répondant eux-mêmes.


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